Paradise papers : il est possible de lutter contre l’optimisation fiscale

Communiqué de presse officiel du Front National,

Les révélations des « paradise papers » n’en sont pas, elles ne font que dévoiler au grand jour des pratiques déjà bien connues et souvent parfaitement légales d’optimisation fiscale de la part de personnalités et de multinationales. En effet, celles-ci déplacent artificiellement leurs flux financiers vers des territoires à l’imposition quasi nulle dans le but de ne pas payer de taxes là où elles exercent en réalité leurs activités.

Rien d’illégal, mais tout d’immoral. A l’heure où le gouvernement français prive les plus modestes de 5 euros d’APL et écrase les retraités avec une hausse de la CSG, ce sont des milliers de milliards d’euros de profits qui échappent à toute taxation.

Il est encore plus scandaleux de constater que les bases de ce gigantesque préjudice des peuples se trouvent le plus souvent au cœur même de l’Union européenne, en Irlande, aux Pays-Bas, à Malte. La technostructure bruxelloise, toujours si prompte à réglementer tout et n’importe quoi, est ici absolument absente. Pas étonnant quand le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a, lui-même, participé à la mise en place de systèmes similaires quand il était Premier ministre du Luxembourg.

Il est pourtant possible de rendre justice aux peuples et de lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscale : En créant une taxe sur l’activité réalisée en France par les grands groupes et les produits qui auraient été détournés et en renforçant la coopération fiscale internationale dans ce but.

Il convient également de priver d’accès aux marchés publics les multinationales qui pratiquent l’évitement fiscal et refusent de régulariser leur situation.

Dans ce domaine comme dans bien d’autres, il ne faudra pas compter sur les gouvernants actuels, dépourvus de courage politique et d’un sens affirmé de la justice.