Pétition, Non au défilé des troupes algériennes à Paris

collard aliot

Communiqué de Gilbert Collard, député RBM du Gard, Louis Aliot, député français au Parlement européen, Mohamed Bellebou, conseiller municipal de Perpignan, président de France-Harkis

Le député RBM Gilbert Collard a demandé au secrétaire d’État chargé des Anciens combattants si, comme le laissait supposer une rumeur insistante, les troupes algériennes allaient défiler sur les Champs-Élysées le 14 juillet 2014. A cette question, le ministre a répondu par l’affirmative en prétextant qu’il s’agissait d’une invitation dans le cadre des cérémonies honorant les combattants de 14-18. (http://youtu.be/kL9KlsMFuAc)

Si l’on comprend aisément que la France entretienne avec l’Algérie des relations diplomatiques et économiques suivies, il n’en demeure pas moins que le premier devoir du gouvernement français est de défendre le devoir de mémoire de ses concitoyens d’abord.

S’il est parfaitement concevable d’honorer le souvenir de tous les soldats de toutes origines et de toutes confessions, venant de territoires français à cette époque, qui se sont battus ou sont morts pour la France, la présence de l’armée nationale algérienne pose un problème politique et un problème moral grave.

– Problème politique d’abord car l’Algérie est un État policier dirigé d’une main de fer par une caste prédatrice et un autocrate qui ne se distinguent pas pour leur respect du suffrage et des droits de l’Homme. S’ajoutent à cela des insultes permanentes adressées à la France et des obstructions dans des dossiers aussi emblématiques que celui de l’assassinat des moines de Tibhirine.

– Problème moral ensuite, car comme le relève Gilbert Collard dans sa question au gouvernement, l’armée algérienne est née au sein même du FLN, organisation terroriste qui a massacré et spolié des dizaines de milliers de personnes sans jamais exprimer le moindre remords ou adresser la moindre compassion envers les victimes. Qui pourrait oublier le discours haineux prononcé à la tribune de l’Assemblée nationale par le président Bouteflika en juin 2000 comparant les harkis à des « collabos » ? Qui peut oublier le problème des profanations des cimetières chrétiens et juifs à ce jour toujours pas réglé ? Qui peut oublier les enlèvements et les milliers de civils disparus dont les familles attendent toujours des informations ?

Cette présence militaire honteuse sur le sol français est une provocation indigne et le signe d’un très grand mépris pour tous les morts, disparus ou suppliciés victimes de cette armée.

Nous appelons donc à la création d’un collectif du « Non au défilé des troupes algériennes le 14 juillet 2014 » qui rassemblera des organisations patriotiques, d’anciens combattants, de harkis et de rapatriés afin d’organiser la contestation face à cette infamie !

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